Nuit de la lecture 2025


Dans le cadre de la Nuit de la Lecture 2025, L'association Les Mots d'où vous a proposé une session d'écriture créative comportant neuf petits exercices amusants. Voici ce que cela a donné !

* N.B. : les textes sont ici restitués tels qu'ils nous ont été envoyés, ce qui peut inclure des fautes (volontaires ou non - dans le doute, nous avons pris le parti de ne pas les corriger), ainsi que des tournures parfois surprenantes.

Exercice n°1 (vendredi soir)

À la manière de Sei Shonagôn (poétesse chinoise du Xème siècle), note :

- La liste des choses que tu fais avant de te coucher

- La liste des choses auxquelles tu penses juste avant de t'endormir

- La liste des choses que tu pourrais faire si tu te levais à cinq heures du matin


Sylvie


Choses que je fais avant de me coucher :

Laver ma journée sous une douche bien chaude.
Enfiler un vieux t shirt, déformé de préférence, parfois un rose, parfois un noir, peu importe. Glisser sous la couette en frétillant de presque bonheur.
Ressentir le froid du fond du lit sur mes jambes nues.
Lire un peu à la lumière de cette petite lampe de chevet habitée d'une histoire.
Souvent scroller, beaucoup trop, jusqu'à brûler mes rétines.
Ouvrir la nuit sous mes yeux clos.

Choses auxquelles je pense avant de m'endormir :

C'est quoi un acrostiche ?
Comment ont écrit un acrostiche ?
Fera-t-il beau demain dehors et dans ma tête ?
Évoquer un souvenir, invoquer le passé, imaginer le futur.

Choses que je pourrais faire si je me levais à 5h du matin :

Hésiter.
À sortir du lit.
Y rester.
Un lever de soleil sur la dune.
Lire en attendant l'heure qu'il ne soit pas trop tôt. 


France


Je me brosse les dents

Je fais pipi

Je prépare mes habits pour le lendemain

J'éteins les lumières du salon

J'installe mes deux oreillers

Je lis

Je retire l'un des deux oreillers

Je ferme la lumière

Je pense à tout et n'importe quoi

J'attends

J'espère ne pas me réveiller à 5h du matin parce que je me lève à 6... 


Marcelline


Prendre une douche et me brosser les dents… et les cheveux si j'ai le temps.

Faire un détour par la chambre de mes enfants, toquer doucement, entrer sur la pointe des pieds, leur souhaiter une jolie nuit, même déjà endormis, pleine de rêves et de fantaisie.

Caresser mes chiens sur mon lit, leur dire que je les aime aussi, leur dire bonne nuit. 


Léou


Le soir je me démaquille

Le soir je me lave les dents

Le soir je me déshabille

Le soir je vide mon bidou,

Le soir je m'enfouis sous la couette


Je pense à mon Miou qui me ronronnait si bien et qui me manque

Je pense à souhaiter une bonne nuit à mon amoureux

Je pense à lui gratter le dos pour le faire ronronner

Je pense à……..ZZZZZZ


Si je me levais à 5h00 du matin…

Je regarderais le ciel changer de couleur

J'espionnerais les hérissons du jardin

Je guetterais les premiers chants des oiseaux

Je prendrais le temps


Lise


Bisous aux enfants

Toilette

Bisous au téléphone à mon loup


Derniers échanges avec mon amoureux


A 5h tisane ; lecture


Vincent S.


a/ Je vérifie que la porte de la salle de bain est bien ouverte, pour ne pas risquer de me cogner dedans si jamais j'ai un besoin nocturne.

Puis je fais plus ou moins ce que tout être humain fait avant de se coucher : les dents, la vessie, et puis naturellement 500 pompes, 14.000 abdos, etc. etc.


b/ Je réfléchis à des façons de tuer des gens. Comment faire pour que cela n'attire pas les soupçons sur moi ? Du sang ou pas de sang ? Le sang, c'est bien, c'est spectaculaire, et moi je voudrais marquer les esprits, mais d'un autre côté, ça risque d'être compliqué à gérer derrière, avec la scientifique et tout ça, alors peut-être qu'une bonne vieille strangulation, une noyade…


c/ Je pourrais peut-être enfin commencer à écrire mon polar, au lieu de me contenter d'y réfléchir avant de m'endormir.


Vincent M.


Lorsque la lune est levée, l'hibou hulule et les paupières s'affairent à se clore.

Le signal des échelons du pré-sommeil se met en marche.

Arômes et odeurs cuisinées se mêlent en harmonie pour composer le plat mijoté du lendemain.

Tissus, coton et soie, aux nombreuses couleurs, sont choisis pour revêtir un corps en quête d'évolution et devenir chatoyants.

Un amour délicat, fait de poils et de coussins : embrasser le doux pelage d'un canidé chocolat et d'un félin tigré, accompagné de caresses tendres d'une main affectueuse.

Puis vient la vision. Face à un miroir, exploration d'un homme aux émotions troublées : joie, colère, tristesse se mêlent devant cette glace qui reflète tant d'expressions de soi.


Étendu dans mon plumard, les yeux levés vers le ciel, l'air doux de la nuit sur ma peau, je pense :

Je pense aux histoires, aux êtres surnaturels vivant, se battant, dansant dans mon imaginaire : chevaliers courageux, elfes gracieux, dragons flamboyants, tous dans un univers unique qui me transporte.

Je pense à des choses sombres, froides, qui effraient : le constat d'un présent qui me déplaît, la crainte d'un avenir incertain. Où vais-je ? Quand vais-je ? La peur se manifeste.

Je pense à cette personne, elle qui n'est pas là, au vide de n'avoir que deux bras dans ce duvet, à l'absence d'un parfum que je ne connaîtrai jamais : celui de l'amour et de la passion.

Je pense à qui je suis, à qui j'aurais pu être, à la haine qui se manifeste, à la force d'un changement qui tarde à venir. Et pourtant, mes yeux troublés ne voient pas l'aventure déjà parcourue.

Je pense au temps qui s'écoule comme l'eau, ami pour certains, ennemi pour d'autres. Il œuvre et nous rappelle notre vie éphémère : tantôt troublée, tantôt courte, parfois surprenante.

Ainsi, je pense, à la faveur de la nuit, mon amie philosophique et utopique.


L'aurore se manifeste : commencement d'un nouveau jour, un nouveau départ.

Un départ marqué par l'affection et l'appétit : l'odeur des viennoiseries s'échappe, les tartines luisent à la lumière du jour, prêtes à offrir le sourire à une famille aimante. Le petit déjeuner est servi !

Une méditation, posture apaisée, et les troubles s'enfuient. Les pensées positives se manifestent.

Je déambule sous le ciel du petit matin, accompagné des arbres et de l'herbe fraîchement humide. La nature s'éveille au rythme de mes pas.

Exercice n°2 (si tu te réveilles dans la nuit)

Note UNE PHRASE.


Sylvie


Dans un repli de cerveau endormi sous mélatonine une voix disait "réveille-toi, une phrase t'attend, elle souhaite être déposée sur des lignes blanches".


Vincent S.


« Aïïïeeee ! Merde ! Mais quel est le con qui a fermé la porte de la salle de bain ? »


Léou


« On dirait pas comme ça, avec sa petite voix »


Vincent M.


Les ronces entrelacé autour de mon cœur, la crainte se manifeste, soudainement les pétales s'éclore.


Marcelline


« Chouette, ce n'est pas le matin… Mais j'ai envie de faire pipi… mais ce n'est pas le matin… et puis j'ai la flemme… et puis avec tout ce progrès on aurait pu inventer un truc pour ce genre d'envie en pleine nuit… une vidange à vessie… ou un absorbeur d'humidité intégré au corps… ou… j'ai pas envie, pas envie, pas envie… bon, OK j'y vais »

PS : Désolée, si l'envie pressante de faire une belle phrase m'a déjà maintenue éveillée, elle ne m'a jamais réveillée.

Exercice n°3 (samedi, au réveil)

Invente un court dialogue entre toi en ton lit.


Sylvie


- Hey salut, il est temps de te lever !"

- Laisse-moi tranquille, je suis bien avec toi, je ne veux pas te quitter !

- Tu as sport ce matin, lève-toi !

-Tu es dur avec moi. Tu m'offres de la chaleur, du moelleux, de la sécurité, du calme. Tu m'enveloppes. J'ai confiance... et puis tu me vires ! Tu n'es pas fiable !

- Arrête ton délire, tu sais bien que je serai là pour toi ce soir !

- OK toujours le dernier mot, je me lève ! À ce soir.


Vincent M.


- Qui suis-je, lit ?

- La question est : comment te définis-tu ?

- Je ne sais point. Le temps a-t-il fait de moi ce que je suis?

Je te connais depuis si longtemps. Je t'ai vu marcher, courir, t'exprimer. Je t'ai vu grandir et devenir qui tu es aujourd'hui. Me voyais-tu ?

Tu étais présent en tant que situation invisible à tes yeux, et pourtant si réconfortante, me lover et m'enlacer près de toi comme le doux parfum chaleureux d'une mère aimante.

- Que suis-je pour toi ?

- Tu m'aides à voir les fantasmes utopiques, les mondes imaginaires de mon esprit. Tu es l'esclave consentant de mes émotions, le réceptacle des pleurs des échecs et des deuils, mais aussi de la joie des premiers moments de calme et de douceur. Tu es le rappel d'un amour absent et la caresse d'un confort pour mon âme et mon corps. Tu es le duvet de mes songes et de mon passé. Me vois-tu ? Me ressens-tu ?

- J'écoute les réflexions de ton cœur, les battements rythmiques d'un amour affectueux et solidaire pour moi. Je vois le loup qui se tourne dans son antre, fatigué et tourmenté, mais je vois aussi l'univers d'un homme au cœur chevaleresque, qui encourage la vie et son entourage.

- Quel est ton rôle ?

- Je suis celui qui pardonne. Je suis de ceux qui tendent la main vers autrui. Je suis celui qui veut voir la beauté d'un sourire féminin. Je suis celui qui veut vivre de son univers et fabuler. Je veux être la noble conscience, je veux être celui qui câline les démons pour en faire des anges. Je suis de ceux dont la sensibilité se trouve dans l'art, de ceux qui vivent au son de la musique.

- Qui es-tu, homme chimérique dont je berce les nuits ?

- Je suis Vincent, et tu es le lit d'une histoire et d'une vie, la mienne.


Vincent S.


- Dis donc, Vincent, tes réflexions, là, avant de t'endormir… C'est pas très gai !

- Ah ! Ça ? Non, non, t'inquiète ! C'est parce que je voudrais écrire un pol… Non mais attends une seconde… Tu écoutes mes pensées, toi, maintenant ?

- …

- Non mais alors là on croit rêver ! Mon lit m'espionne ! Mon pieu est un espion ! Un espion !

- Si ça ne te dérange pas…

- Quoi ?

- Je préfère « agent sous couverture ».


Léou


- Bonjour !

- Bonne nuit !


France


- Tu pars ?

- Oui

- Déjà ?

- Oui

- Tu es obligée ?

- Je le crains...

- Pourquoi ?

- DEMANDE AU CHAT !!!!! 


Lise


(Soupir ) - Ah, c'est l'heure déjà ?

- Et j'ai été sympa aujourd'hui, je t'ai laissée ronfler un max.

- Oui, désolée, j'ai le nez bouché… La gorge un peu bizarre aussi…

- Allez, secoue-toi, j'ai besoin d'air maintenant !

- C'est bon, je te laisse peinard. Un pieu peinard sans la morveuse…

- Parfait, debout, tu vas t'en sortir ! Ouvre un peu les volets que je puisse rêver à ciel ouvert.

- Voilà, voilà ! … Ca me dirait bien un grand café… (En chantonnant) Café serré, « nou té ké ka dansé »


Marcelline


- Tu as encore kidnappé mes chaussettes ?

Le lit, offusqué.

- C'est pas moi, c'est le troll.

Moi, méfiante.

- Je vais quand même vérifier dans ta couette.

Le lit, tout retourné.

- Puisque je te dis que ce n'est pas moi. Tu me chatouilles là.

Moi, croisant mon reflet dans le miroir.

- Et puis c'est quoi sur mon visage ? Ton oreiller y a imprimé une page !

Le lit encore tout froissé.

- À ce stade, j'dirais plutôt un roman, genre biographie qui dure longtemps.

Moi, chiffonnée.

- Sympas, les compliments au réveil.

Le lit qui ne vaut pas mieux.

- Le tien n'a pas sonné, ma vieille.

Moi, dans ma légendaire bonne foi.

- J'suis sûre que c'est toi qui l'as arrêté.

Le lit, d'une voix tiède.

- À moins que tu l'aies juste, pas enclenché.

Moi, lorgnant sur la place encore chaude.

- Pourquoi ? Rester avec toi. Non, mais ça va pas !

Le lit, accueillant.

- On est samedi, pourquoi pas ?

Exercice N°4 (samedi midi)

Écris l'acrostiche de ton prénom avec des noms d'animaux.


Sylvie


  Sifflement d'un serpent au loin 

aYe-aye - j'acros-triche un peu...

 La libellule posée sur un roseau observe

  Vipère, c'est une vipère

  Inséparable je m'enfuis

  Emmenant avec moi mon ami l'étourneau. 


France


Fourmi

Rat

Ane

Narval

Chat

Ecureuil

Une fable... 


Lise


Libellule

Iguane

Serpent

Elan


Léou


Luciole

Abeille

Une Libellule

Renarde

Ecureuil

Naja

Coccinelle

Ephemère


Marcelline


Musaraigne

Araignée

Renarde

Colibri

Écureuil

Louve

Linotte

Impala

Noctule

Effraie


Vincent M.


Varan

Iguane

Naja

Crocodile

Elephant

Nautilus

Tortue 


Vincent S.


Vermine

Insecte

Nyctère

Cafard

Epeire

Nazi

Termite

Exercice n°5 (samedi soir)

Décris ta chambre, puis invente la chambre de tes rêves (lâche-toi !)


Sylvie


Ma chambre à moi est un cocon.

Un grand carré où trône mon lit.

Des teintes de vert, des fleurs séchés, beaucoup de livres éparpillés.

Je la rêverais telle un coin de forêt.
Le lit niché dans un hamac géant, suspendu à deux grands arbres au milieu d'une végétation luxuriante. Il y ferait toujours chaud. Les bruits de la faune seraient ma berceuse. Le chant des oiseaux mon réveil. 


Vincent M.


Ma chambre est comme une prison solitaire, un bloc rectangulaire ressemblant presque à une caisse de cargaison isolée du reste de la maison. Et pourtant, malgré cette atmosphère froide qui y règne, l'étroitesse de ces murs beiges et marron, je me retrouve dans mon univers. Cet univers où les murs sont ornés de pop culture vidéoludique et japonaise, où l'électronique et l'art se mélangent. Jeux vidéo et bandes dessinées à foison, petites figurines pop mises en valeur ici et là, un bureau imposant où trône fièrement une statue de Jeanne d'Arc et des bijoux mythologiques. Une chambre d'un « geek » admiratif de la mode et de la musique.

Et pourtant, je rêve...

Je rêve d'une chambre différente, à l'image des mondes dans ma tête. Une chambre qui m'apaise et me relaxe, où la nature serait présente, avec des fleurs épanouies au soleil, des plantes accrochées au mur qui bourgeonnent. Une chambre remplie de lumière féerique où les feux follets se promènent et où les fées gambadent joyeusement en faisant la ronde, vivant dans un nid accroché au mur.

Je rêve d'une atmosphère médiévale, où une armure trônerait fièrement près de l'entrée, évoquant un passé héroïque et chevaleresque, avec une épée dans ses mains fières et majestueuses, digne du roi Pendragon.

Je frissonne d'excitation en imaginant un miroir qui me transporterait vers les contrées de mon esprit, loin de l'atmosphère pesante des cités urbaines d'Île-de-France. Je vois un lit royal, doux et apaisant, orné par la tête d'un lézard majestueux appelé dragon. Et j'entends le son apaisant d'une harpe résonner dans toute la pièce.

Le merveilleux, voilà la chambre dans laquelle je rêve de vivre.


Vincent S.


Ma chambre : Dans ma chambre, il y a du parquet brun au sol, du blanc et du bleu turquoise aux murs. Des tables de nuit encombrées de livres à lire ou en cours, un grand lit confortable, sur le grand lit une couette à la housse propre et fraîche, et sous la couette la femme que j'aime.

La chambre de mes rêves : Dans la chambre de mes rêves, il y a du parquet brun au sol, ou peut-être vanille, je m'en fiche complètement, du blanc et du bleu turquoise aux murs, ou autre chose, ça m'importe peu aussi. Des tables de nuit encombrées de livres à lire ou en cours, ça oui, j'y tiens, un grand lit confortable, c'est important, dans le grand lit la femme que j'aime, toujours. Et sur la couette à la housse fraîche et propre, il y a un chat. Il est noir et blanc, il me sourit en ronronnant. Il est vivant pour longtemps encore.

Ah, et pendant que j'y suis, dans le sol, il y a aussi un genre de trappe, une trémie circulaire traversée par une rampe de pompier qui amène, un étage plus bas, dans une piscine chauffée.


Léou


Ma chambre est en sous pente, ça lui donne un air de nid.

Ses couleurs bleu turquoise et blanche mêlées au miel du parquet et au chocolat chaud des meubles lui donnent une douce ambiance

Mais surtout ma chambre, je la partage avec mon amoureux.

Dans la chambre de mes rêves, les murs sont les saisons, les lumières, les bruits, les odeurs sont les saisons.

Le lit est un tapis volant couvert de gros édredons moelleux dans lesquels mon Miou dort en boule en ronronnant


France


Ma chambre est rectangulaire. Le lit est posé au milieu d'un des deux plus grands murs. De part et d'autre, se trouvent les tables de nuit dépareillées. Un dressing fermé par un rideau remplit une partie d'un des deux grands murs, faisant face à une fenêtre sur la cour. A côté une petite table à 6 cotés où trônent une belle lampe et des cadres photos.

Sous la fenêtre, un coffre est rempli de linge à repasser...

Ma chambre idéale serait celle d'un cottage. Un lit confortable recouvert d'un édredon fleuri. Des cadres au mur, une belle armoire ancienne et un fauteuil cosy, la chambre est éclairés par de jolies lampes réparties sur l'ensemble des meubles. Un parquet chaud au sol, du lambris en bois au mur à mi- hauteur et des double-rideaux à la fenêtre ajoutent de la chaleur au lieu. 


Lise


Ma chambre est blanche avec un grand lit qui regarde une fenêtre où un arbre s'anime.

Ma chambre rêvée aurait des fenêtres étirées tout autour, pour voir les lumières du jour et les couleurs dehors.

Il y aurait une cheminée avec foyer ouvert et un tapis syrien avec des poufs et des coussins.


Marcelline


Quatre murs tout blancs, un grand lit aux draps chocolat, une bibliothèque, pleine évidemment, des livres jusque sur la table de nuit, un joli tapis pour profiter de tout ceci et un placard à fourbis dans lequel je retrouve parfois mes vêtements.

Dans mes rêves, je ne changerais pas grand-chose à la décoration, le lit serait juste plus grand. Dormir avec trois chiens, ce n'est pas rien. La bibliothèque serait plus fournie et mieux rangée. Comme dans les médiathèques, avec des petites étiquettes alphabétiques et tout le tintouin. La poussière n'y existerait pas, ou alors elle serait repoussée automatiquement par un champ magnétique qui la ferait se reposer ailleurs que sur Mes livres. Et puis, surtout, le placard à fourbi disparaitrait au profit d'un dressing attenant. Finis, la course aux vêtements, les chaussettes qu'on ne retrouve que par moitié et les pulls qu'on est sûre d'avoir posés là et qui se retrouvent ici, comme par magie. Dans ce dressing, il y aurait une caméra de surveillance pour choper : le troll. Ils existent. J'en ai un à la maison. Un fétichiste des chaussettes, casquettes, lunettes et pulls en laine même si ni pull ni laine ne se terminent en ette !

La fenêtre de la chambre de mes rêves donnerait sur une plaine qui donnerait sur une forêt qui donnerait sur une montagne qui donnerait sur la mer qui donnerait sur des kilomètres de rien et la possibilité d'avoir tout sans obligation de choix. La fenêtre de la chambre de mes rêves donnerait surtout sur d'autres vies qui n'éprouvent pas le besoin d'amender la mienne pour se sentir vivant, sur l'herbe qui pousse, sur la cime des arbres, sur un air de guitare, des aboiements joyeux et le rire des enfants. La fenêtre de la chambre de mes rêves donnerait sur les bruits de la vie, tout simplement.

Exercice n°6 (si tu te réveilles dans la nuit)

Note UNE PHRASE.


France


Pourquoi ?


Vincent S.


(Trempé.)

« Bon… Va vraiment falloir installer un garde-fou autour de cette trappe… »


Léou


« Je te dépose et après je vais me coucher, je suis déchiré. »


Marcelline


« Saperlipopette ! où diable est encore passée ma chaussette ? »


Vincent M.


Trouble d'un amour interdit , la solitude éternelle se fais ressentir, l'amour de la lune sera t-elle mienne ? 

Exercice n°7 (dimanche, au réveil)

Prends le livre que tu es en train de lire en ce moment, et recopie cinq phrases qui te plaisent (pas forcément consécutives).


Sylvie


Tu as dit : "Je ne vais pas m'abandonner" en parlant de toi, releva Yanis sur un ton extrêmement doux. C'est un beau lapsus non?

En ce lieu où les images régnaient en maître absolu, l'aveu résonnait avec une ironie cruelle.

...
Bon j'ai déclaré forfait sur cet exercice, je ne trouve pas mon thriller assez adéquat... 


Vincent M.


C'est étrange. On voit seulement l'extérieur des gens mais presque tout se passe à l'intérieur.

La plus grande des gentillesse , c'est d'être gentil avec soi.

Souvent la personne à qui tu pardonnes le moins , c'est toi ?

Rien ne vaut la gentilesse dit le cheval , elle domine paisiblement tout le reste.

La plus grande illusion, dit la taupe, c'est de penser que la vie doit être parfaite.

(Charlie MacKesy - L' 'enfant, la taupe, le renard et le cheval)


Vincent S.


Ma vie ressemble à un point d'interrogation sans phrase.

Félicien forniqua peu mais toujours debout pour ménager ses vertèbres.

La question lui sera posée par Loïc Kermeur, un flic quimpérois qui semblait domicilié dans un vieux ciré.

J'ai beaucoup de moteur et plus du tout de frein !

(Oui, ça ne fait que 4, mais ce bouquin n'était vraiment pas terrible.)


Léou


- Elle est douce ta main.

- C'est ta peau qui est douce.

- Non, elle est douce dans la façon que t'as de me caresser.


La gamine lui fait l'effet d'une casserole de lait sur le feu.

La lumière a disparu, avalée par l'ombre dans l'escalier.


Lise


Nous rions tous les trois. Je me dis que le monde peut bien mal tourner, nous, nous aurons toujours ça. Ce fil invisible qui se tisse dans nos rires et qui, de querelles en incompréhensions, de gages d'amour en réconciliations, se renforce toujours.

Son cœur bat la chamade mais le médecin nous rassure, le petit est au mieux de sa forme. C'est vrai que c'est fou.

(Olivia Ruiz - Ecoute la pluie)


Marcelline


« J'habitais sur l'autre côté du monde une terre éblouie de lumière, aux senteurs de figues, de miel et de safran. »

« Ils m'attachaient, ils me trainaient dans une cage, ils me crachaient dessus ; prudents, tout de même, ils me passaient la muselière avant de me torturer. »

« Il y eut la venue au palais de ce prince phénicien qui, d'un large sourire, a fait rentrer le soleil, les odeurs de la vie et le charivari des peaux… »

« Il connaissait le chemin, à croire que ce n'était pas la première fois qu'il venait au monde. »

« La stupeur, ce matin-là, en entendant l'alerte.»

Exercice n°8 (dimanche, à midi)

Invente une recette de cuisine (gâteau, plat, boisson, soupe…) qui permettrait de faire de beaux rêves : ingrédients (comestibles ou pas, concrets ou abstraits…), déroulé…


Sylvie


Dans un peu d'eau chaude laisse infuser 15 minutes :

Une pensée positive
Un brin de sourire
Une fleur séchée, colorée de préférence (évite les soucis !)

Une pincée de soleil
Une gratitude en poudre
Un souvenir doux pour sucrer le tout.

Déguste sur ta musique douce préférée. 


France


Faire fondre du glucose et du sucre dans un peu d'eau pour faire un sirop.

Faire infuser des zestes de kumquat dans du lait tiède. Quand tout est froid, mélangez tous les ingrédients puis ajouter du mascarpone et le jus de l'agrume.

Mettre dans la sorbetière puis mettre au congélateur...

Vraie recette faite par Pierre 


Lise


Prendre trois brins de lavande et du sucre de canne. Les fondre avec de la feuille à gelée et laisser au frais dans des ramequins avec quelques pignons et du blé soufflé.


Marcelline


Prendre l'oreille d'un enfant, y chuchoter une histoire, ajouter des mots doux, parsemer de bisous, laisser infuser doucement, en prenant tout son temps, puis sortir sur la pointe des pieds, pour ne pas déranger les rêves déjà commencés.


Léou


Infusion du soir

20 cl de sérénité

Une bonne cuillère à soupe de tendresse

Une pincée de piment

Un zeste de suspense

Dix grammes de câlins en poudre


Mélanger doucement pour ne pas abimer la tendresse et la sérénité.

En fonction des rêves que vous souhaitez faire, ajuster la pincée de piment et le zeste de suspense. N'hésitez pas à doubler la dose de câlins selon vos envies.


Vincent S.


Prenez un livre fabuleux, un livre ami, un Harry Potter, un Mystère du Lac, un Cyrano de Bergerac. Arrachez-lui en vous excusant une page, déchirez la page en tout petits morceaux, et versez les morceaux dans une marmite de cuivre. Incorporez ce qu'il faut de sucre, c'est-à-dire beaucoup, ajoutez un parfum de votre choix. Du Nutella devrait faire l'affaire, mais vous pouvez aussi bien, si vous préférez, utiliser des endives ou des yeux d'araignée - personne ne vous jugera. Laissez chauffer cinq minutes, jusqu'à ce que de la vapeur d'aventure commence à s'échapper de la marmite. Ajoutez alors trois cuillerées à soupe de vos meilleurs souvenirs, un zeste d'idée machiavélique, puis laissez mijoter jusqu'à la nuit en vous faisant gratter le dos.

Dégustez dans un grand verre Gaston Lagaffe, ou, encore mieux, en le tartinant sur la peau de votre amoureux.se.


Vincent M.


Recette d'un bonheur rêvé : boisson de joie et d'idéal fabuleux

1. Pour commencer, dans un récipient liquide façonné dans le bois d'Yggdrasil, préparez-vous à capturer la féerie.

2. Ajoutez le baiser d'une sirène aux yeux d'océan que vous avez soigneusement réservé.

3. Incorporez du sucre en poudre d'écailles de dragon, en mélangeant doucement.

4 .Faites mijoter de manière continue, et, petit à petit, ajoutez des plumes d'ange.

5. Attention à ne pas trop en mettre, pour ne pas relever le goût, et terminez avec quelques copeaux d'halo lumineux.

6. Faites bouillir quelques pétales de cerisier et de rose magique dans de la poussière de fée, à feu délicat.

8. Lorsqu'elles atteignent une texture al dente, retirez-les et ajoutez-les au récipient. Mélangez le tout à l'aide d'une cuillère en fer forgé par des nains vivant sous les montagnes, afin de préserver l'intensité des saveurs.

9. Ajoutez ensuite quelques flocons de neige d'un hiver éternel, selon votre convenance.

10. Mais pas trop ! Ne vous geleriez pas la langue, soyez raisonnable.

11. Enfin, versez la mixture dans une bouteille et secouez avec la force d'un ours.

12. Lorsque vous constatez une teinte éclatante et que s'élève un doux parfum arc-en-ciel, ajoutez une pincée de notes de musique, qui déclenchera une véritable explosion de saveurs.

13. Enroulez votre bouteille dans de la soie elfique pour empêcher le rêve de s'échapper et conserver le bonheur intact.

14. Servez, si vous le souhaitez, accompagné d'une rondelle de soleil et d'un soupçon de sable de lune, qui raviront les yeux de vos convives.

15. Buvez, et savourez ce voyage enchanteur vers le pays des mirages.

Exercice n°9 (1h avant de renvoyer ton texte - donc 18h22)

Les bouts rimés : Voici un poème à trous. Crée les vers manquants en respectant la longueur (douze syllabes) et la rime. Tu peux employer les mots entre parenthèses ou en choisir d'autres. Puis invente deux autres vers, avec une rime de ton choix. Enfin, donne un titre à ton poème.


La nuit en manteau noir qui descend doucement, (imprévoyant, pliant, riant, Morbihan, flamboyant, fainéant...)

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Dans mon lit je me tourne, sans trouver le sommeil (vieille, bouteille, pareil, oreille, soleil, conseil, corbeille…)

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Et puis je sombre enfin, des rêves plein la tête, (quête, conquête, arrête, fête, comète, planète, poète...)

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Dans les bras de Morphée je coule et m'abandonne (brouillonne, pharaonne, pionne, trombone, bonne, téléphone…)

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Sylvie - Les manteaux


La nuit en manteau noir qui descend doucement 

A porté avec elle des tourments entêtants

Dans mon lit je me tourne sans trouver le sommeil

Une voix doucereuse susurre à mon oreille


Et puis je sombre enfin, des rêves plein la tête

Blottie dans le bleu vert d'une bien chaude couette

Dans les bras de Morphée je coule et m'abandonne

La lune a pris sa place dans le grand ciel d'automne


Quand demain mes deux yeux retrouveront la foi

Le jour en manteau bleu redeviendra le roi 


Vincent M. - Réflexion crépusculaire


La nuit, en manteau noir qui descend doucement, pourtant si effrayante, je la vois différente.

Mystérieuse et belle auprès de moi, elle dévoile son visage et me laisse sans voix.

Les étoiles, telles des diamants de fortune, reflètent l'élégance de la blanche lune.

Dans mon lit, je me tourne sans trouver le sommeil, dans ma solitude ; ainsi, je rêve d'un soleil.

Absent et vide, je cherche ma nocturne Perséphone, mon cœur en deviendrait belladone.

Ces douces pétales dans ma main qui me caressent, feront-elles de moi son Hadès ?

Et puis je sombre enfin, des rêves plein la tête, mon esprit interne est devenu poète.

Je pense et je songe à ces désirs, à ce monde que je veux vivre et écrire.

Rejet d'un monde réel qui me rend anxieux, je me noie dans ces ténèbres silencieuses.

Dans les bras de Morphée, je coule et m'abandonne, les songes dans ma mémoire se cantonnent.

Le loup s'endort dans sa tanière, le cœur rempli de ronces amères qui le lacèrent.

La mélancolie est mon éternelle amante, mes yeux s'éteignent dans une douleur poignante.


Vincent S. - Poème à trous


La nuit en manteau noir qui descend doucement

Eût été belle en rouge, et plus en mouvements…

Dans mon lit je me tourne, sans trouver le sommeil -

Il vient bien mieux, c'est sûr, lorsque l'on amoureille…


Et puis je sombre enfin, des rêves plein la tête

Mais des regrets au cœur - sinon à la braguette

Dans les bras de Morphée je coule et m'abandonne

Évaporant en songes mille idées cochonnes.


Et tant pis pour vous autres, qui me délaissâtes,

Et qui par votre absence vous inenculâtes !


(Euh… Mais en fait j'ai comme un doute, tout d'un coup… Quand on dit « poèmes à trous »… De quels trous on parle, exactement ?)


Léou - Sensations


La nuit en manteau noir qui descend doucement

La pénombre bruisse et hulule chouettement

Dans mon lit je me tourne, sans trouver le sommeil

Je n'ai jamais aimé ces draps couleur vermeil


Et puis je sombre enfin, des rêves plein la tête

Que de combats, de batailles et de galipettes

Dans les bras de Morphée je coule et m'abandonne

Pas pour longtemps, déjà le boulanger klaxonne


Si affamée par mes péripéties nocturnes

J'saute du lit, trébuche et m'prends la porte de la turne


France - (sans titre)


La nuit en manteau noir qui descend doucement,

Offre à ses hôtes noctambules une pluie d'argent

Dans mon lit je me tourne, sans trouver le sommeil

Comptant et recomptant un vol doré d'abeilles

Et puis je sombre enfin, des rêves plein la tête

Et roulée contre moi, délicieuse Minette

Dans les bras de Morphée je coule et m'abandonne

Et entend dans le lointain, le chat qui ronronne 


Lise - Douce nuit dure encore


La nuit en manteau noir qui descend doucement,

s'est approchée du soir avec l'air fainéant.

Dans mon lit je me tourne, sans trouver le sommeil

et sous un manteau blanc vers lui je tends l'oreille.

Et puis je sombre enfin, des rêves plein la tête,

et lorsqu'aussi il vient, il n'est plus que comète…

Dans les bras de Morphée je coule et m'abandonne

et de sa traine endormie, il me fait pharaonne…

C'est ainsi bien souvent qu'avec l'âge on s'étend,

et qu'avec tendre envie, on savoure le moment. 

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